Journal de l'Egyptologie.....

NOUVELLES ARCHEOLOGIQUES EN EGYPTE

La tombe de Sésostris III à Abydos va ouvrir au public
La tombe de Sésostris III à Abydos, qui date de 1850 av. J.-C., est en fin de restauration sur le site d'Abydos. Elle devrait ouvrir au public d'ici un an ou deux selon le Dr Josef Wegner, conservateur associé au musée de Pennsylvanie, qui a réouvert la tombe en 2005 afin de la documenter et la restaurer. C'est la plus grande tombe du site : 200 m de long et 45 m de profondeur (plan). Les salles ont des plafonds qui atteignent 6 m de haut, alternant avec des zones étroites barrées par des pierres de blocage. On passe d'une salle à l'autre par des passages inclinés où se trouvaient parfois des blocs de 40 à 50 tonnes. Plus on descend plus l'air est lourd et oppressant. Les murs sont parfaitement chemisés par des blocs de calcaire de Toura ou de granit d'Assouan, mais il n'y a pas de décor. La chambre sépulcrale contenait les morceaux du sarcophage et de la boite à canopes du roi. Les énormes blocs de pierre et ruses architecturales destinées à tromper les pillards se sont finalement révélées inefficaces. Cette tombe traduit un changement drastique dans les rites funéraires royaux et représente un intermédiaire entre la pyramide et les hypogées qu'on retrouvera plus tard dans la Vallée des Rois. Un monticule pyramidal en briques crues, la montagne d'Anubis, jouant le rôle de la pyramide. (Reférence : Osirisnet)
Découverte de pétroglyphes très anciens à Elkab
Une mission conjointe de l'Université de Yale (Pr John Coleman Darnell) et des Musées Royaux d'Art et d'Histoire (Dr Dirk Huyge) sur le site d'Elkab a découvert des inscriptions hiéroglyphiques monumentales remontant à 5200 ans, parmi les premières du genre. Ces nouvelles inscriptions sont importantes dans l'histoire des systèmes d'écriture en Égypte ancienne. Le site d'el-Khawy se situe sur la partie haute d'une falaise qui surplombe la voie ferrée, et est assez périlleux à atteindre. Gravés sur la falaise, on trouve les signes parmi les plus anciens connus, remontant aux stades de la mise en place du système hiéroglyphique si particulier. Le groupement de signes nouvellement découvert associe une tête de taureau sur un pavois, deux jabirous dos à dos et entre les deux ainsi qu'au-dessus un ibis chauve ; ces éléments sont en relation avec le cycle solaire et la lumière ; selon Darnell, ces images peuvent aussi être en rapport avec l'autorité royale sur le cosmos ordonné. Les chercheurs ont également retrouvé la représentation d'un troupeau d'éléphants gravé entre 4000 et 3500 avant notre ère. Dans le corps d'un des pachydermes a été représenté un éléphanteau, "une manière extraordinairement rare de représenter la grossesse d'un animal". L'équipe a été suffoquée par la taille, non seulement des tableaux, mais des signes eux-mêmes, qui mesurent plus de 0,5 m de hauteur et le tableau 0,70 m. Cette découverte montre que l'écriture hiéroglyphique n'a pas connu un début lent pour des tâches bureaucratiques, mais qu'elle était multifocale et diversifiée. (Reférence : Osirisnet)

Publications

"LA MEMOIRE DE THEBES, Fragments d’Egypte d’hier et d’aujourd’hui "

Christian LEBLANC

Edition l'Harmattan



"Maternité et petite enfance en Egypte Ancienne "

Amandine MARSHALL

Editions du Rocher